La peur. La peur d’être féministe. Cette peur de passer pour une radicale, une brûleuse de brassières, même pire, une mangeuse d’hommes (ou pour les hommes, être un faible et un soumis). En fait, ce que la plupart des gens ne semblent pas réaliser, c’est que nous devrions tous être féministes, hommes et femmes.

En tant que mari, je désire que ma conjointe puisse avoir les mêmes opportunités que moi. Je désire que son expertise et son savoir rapportent autant que le mien. Je désire qu’elle fasse des affaires sans avoir d’étiquette « d’être une femme dans un monde d’hommes ». Je désire qu’elle fasse de la politique sans qu’elle soit autre chose qu’elle-même, sans se demander si une opinion ou un comportement est masculin ou féminin.

En tant que père, je veux que ma fille ait les mêmes opportunités que mon fils. Je veux qu’elle puisse s’épanouir dans une société qui la respecte. Je ne veux surtout pas un jour entendre ma fille répéter une phrase que sa mère a écrite dernièrement dans un article de blogue: « Merci à mon père (...) qui m’a toujours fait croire que je pouvais tout faire, même si je suis une femme» 

En tant que père, je veux ne pas avoir à m'inquiéter « de son intégrité physique » lorsqu’elle aura l’âge d’aller dans les bars ou de partir à l’aventure à travers le monde. Car c’est ça aussi le féminisme. C’est que peu importe où sont les femmes dans le monde, ce qu’elles désirent faire, ce qu’elles ambitionnent, qu’elles puissent le faire sans qu’il y ait un double standard.

En fait, pour moi, le féminisme, c’est comme les droits de la personne. C’est un combat continu pour s’assurer que tous aient les mêmes opportunités, les mêmes chances et le même statut.

Alors pourquoi devrions-nous avoir peur d’être féministes? 

 

Révision: Josée Goupil

Socrate des temps modernes, j’aime questionner et renverser les perceptions des gens pour les faire réfléchir et les amener à prendre de meilleures décisions. 

Curieux de nature j’aime la technologie et surtout les défis liés à sa commercialisation. Collaborer avec des gens qui me challengent, créer un impact positif au quotidien et agir de manière intègre et transparente sont mes principes de vie.

Être de liberté, je m’inspire de Rousseau qui disait dans Du contrat social : Malo periculosam libertatem quiam quietum servitium [Je préfère une liberté dangereuse à une sécurité asservissante]

@Guillaum_Robert
 

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