Aujourd’hui, je ne suis pas de bonne humeur. Non. Dieu sait que c’est rare. Ma mauvaise humeur et ma colère ne durent rarement plus de 2 minutes, top chrono. Faut être là au bon (ou mauvais) moment pour le voir (et le croire). Parce que oui, je fais partie des éternels optimistes. Parce qu’on a trop à perdre à être frustrés. Parce que ça prend tellement trop d’énergie.

Mais aujourd’hui, ça passe pas. Je sens le petit nuage gris me suis à la trace, malgré le beau soleil qui brille dehors, malgré la délicieuse salade que j’ai mangée pour dîner et malgré mon vélo-boulot. Par moments, il pleut. À d’autres moments, ce sont les éclairs et le tonnerre qui se mettent de la partie. Même mes grandes expirations caractéristiques n’y font rien. Ça brûle en dedans. Non, vraiment, c’est poche. Alors, je me dis, tant qu’à ça, profite de la « vibe » pour écrire et vois où est-ce que ça peut mener…

Aujourd’hui, je trouve que je mange encore trop de viande. Que je ne bois pas assez d’eau. Que je pourrais quand même prendre 15 minutes et faire de la muscu. Que j’ai consommé trop d’électricité en utilisant la sécheuse et le lave-vaisselle en même temps. Que j’ai brisé une résolution en prenant un verre de vin (un soir de semaine !). Une chance que ma progéniture et moi avons mangé assez de légumes pour souper…

Aujourd’hui, je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment la vie en société peut devenir si compliquée. Comment les relations entre les personnes peuvent être aussi vides et dépourvues d’empathie. Aujourd’hui, dans la classique règle du 80/20, le 80 est clairement négatif. Même mes lunettes roses n’arrivent pas à me faire voir le bon. Aujourd’hui me laisse perplexe.

Comme une chère amie m’a déjà dit : respire dedans. Dans ce temps-là, j’imagine ma bulle. Elle n’est pas si grande, elle est transparente, mais elle bloque l’extérieur. Elle permet de me concentrer sur l’instant présent. Ça m’aide à apprivoiser comment je me sens. Et je retourne à l’essentiel.

L’essentiel, ça part de soi. C’est ce qu’on est en dedans : votre vision de la vie, nos instincts et nos élans. Notre passion, notre lumière et notre voie. L’essentiel, c’est cet instant où on réalise qu’on est plus que ça. Plus que cet instant de frustration qui nous anime. Parce que ce qui nous branche vraiment, c’est la vie. La vie qui nous fait regarder en avant. Cette vie qu’on partage avec ceux qu’on aime et pour laquelle on se dépasse. Parce que passer par-dessus nos moins bonnes journées, c’est se choisir et choisir de ne pas s’empoisonner. Mais c’est surtout de devenir plus grand que soi.

Aujourd’hui, j’y suis encore arrivée. Finalement, contre toutes attentes, je vais au lit sereine, parce que j’ai cette chance que demain soit un autre jour.

J’ai beaucoup de passions dans la vie : ma famille, les sports, la lecture, la cuisine. Je carbure à me dépasser, à me lancer de nouveaux défis. Ce que j’aime, c’est de partager des moments, des joies (et les peines) et des inspirations. Ce que je veux, c’est être heureuse et faire une différence.

Ainsi va ma vie!

Josée Goupil - Rédaction / Révision

@jojosette

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